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Comment fait-on du rosé ?

Par GrandsVinsPrivés Le 27 mai 2019

comment faire du rosé grandsvins-prives.com

Tendance, rafraîchissant et fruité, le rosé est aujourd’hui devenu un incontournable de nos tablées, apéros et moments festifs ! Deuxième vin le plus consommé en France, il a su s’imposer dans la société actuelle et n’est plus considéré comme « un effet de mode ».

Mais pour autant, connaissez-vous tous ses secrets de fabrication ? D’où lui provient sa jolie couleur pouvant aller du blanc de gris au rose framboise ? Et son goût alors ?

Une infinité de nuances de couleurs et de goûts existent et pourtant ce breuvage n’est élaboré que de deux manières. Par pressurage direct ou par saignée.

 

L’élaboration du rosé par pressurage direct

 

Les rosés élaborés par pressurage direct se trouvent principalement dans les zones du pourtour méditerranéen (Provence, Languedoc-Roussillon …).

Ce sont des rosés issus de grappes de raisin à peaux noires et ayant pour principaux cépages : le Grenache, le Cinsault, le Rolle, le Mourvèdre, la Syrah, le Carignan ou encore l’Aubun. Seule la peau des raisins noirs contient des pigments colorés, la pulpe qui donne le jus est elle incolore.

La couleur du vin rosé va donc dépendre de la durée et de la température lors du contact entre les peaux et le jus : c’est le temps de macération.

C’est aussi durant cette phase délicate que sont extraits les arômes du vin rosé. Le pressurage direct consiste donc à ne pas laisser le jus au contact des peaux durant la macération. Ainsi séparés rapidement des matières solides, le pressurage direct donne donc des rosés de couleur pâle avec beaucoup de fraîcheur et de fruits.

La vinification des vins rosés par pressurage ressemble beaucoup à celle des vins blancs.

 

L’élaboration du rosé par saignée

 

La méthode du rosé par saignée consiste quant à elle à laisser macérer de façon brève le jus des raisins avec leurs peaux. Car comme dit précédemment, c’est la peau qui contient les pigments qui apportent la coloration. Après macération, la cuve est « saignée » : le contenu est vidé afin de séparer le moût (ou le jus) des peaux.  Le jus qui a ainsi pris une teinte rosée et des arômes supplémentaires grâce à la peau est ensuite vinifié à part.

Le reste de la vendange est quant à lui laissé dans la cuve initiale afin de produire du vin rouge.

Ce type de méthode permet de produire des rosés plus « charnus » aux couleurs plus prononcées. Plus ou moins foncées selon la durée de contact entre le jus et les peaux.

 

Petite exception : l’élaboration du Champagne rosé

 

Le Champagne rosé, joue quant à lui les trublions et peut être élaboré grâce à deux procédés.

Le premier procédé reprend les principes de production des vins rosés de saignée. Les raisins noirs à jus blanc issus du cépage Pinot Noir ou Pinot Meunier sont pressés avec leur peau. Le Champagne prendra ainsi sa couleur lors de la macération. On obtient alors un vin tranquille (vin sans bulles) rosé. Un liquide appelé liqueur de tirage sera par la suite ajouté. Composé de vin, de sucre et de levures, c’est lui qui provoque une seconde fermentation, qui entraîne la formation des bulles.

La seconde méthode pour l’élaboration du champagne rosé consiste à vinifier séparément du vin rouge reconnu par l’AOC Champagne et du vin blanc tranquille. Il suffit alors de les réunir lors de l’assemblage, avant la mise en bouteille et la prise de bulles.

==> À SAVOIR que La Champagne est la seule région française autorisée à mélanger vin rouge et vin blanc.

 

Maintenant que vous savez à peu près tout, vous pourrez répondre : FAUX, à tous ceux qui « oseront » avancer que le rosé s’obtient en mélangeant du vin blanc avec du vin rouge ! Grâce à vos nouvelles connaissances acquises, passez auprès de votre auditoire futur, pour un(e) apprenti(e) œnologue ou vigneron(ne), c’est comme vous voulez !

À bientôt pour de nouveaux moments culture ! TCHIN TCHIN !

 (Pour découvrir nos rosés en vente, c’est par ici !)

 

 

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