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Interview de Claude Papin: Château Pierre-Bise, Vallée de la Loire

Par GrandsVinsPrivés Le 29 avril 2014

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Le Château Pierre Bise est un grand domaine de 55 hectares de vignes qui sont répartis sur différentes appellations : AnjouSavennières, Coteaux du Layon et Quarts-de-Chaume.

 Claude Papin est à la tête de la propriété et la dirige en étroite collaboration avec son fils René. Ils s’efforcent de produire ensemble les meilleurs vins possibles avec pour but d’atteindre la perfection. Leurs Coteaux du Layon et leurs Quarts de Chaume sont des vins de très haut vol avec une belle précision structurelle et aromatique. Les Savennières ont beaucoup de styles et les entrées de gamme offrent d’excellents rapports qualité-prix.

 

GrandsVins-Privés : En trois mots, comment décririez-vous votre vin si c’était :

 

–          Une fleur ? Fleur blanche

–          Un fruit ? Fruit sec

–          Un parfum ? Discret

–          Une musique ? Vivaldi

–          Une couleur ? Transparence

–          Un tableau ? Naïf

–          Un animal ? Biche

 

GVP : Comment définiriez-vous le style et la philosophie de votre propriété ?

Claude Papin : La recherche de l’expression du Terroir avec comme objectif la minéralité.

 

 

GVP : Un Grand Vin qui vous a marqué au cours de votre parcours? A quelle occasion ?

CP : Cos d’Estournel  1972.

 

GVP : A titre personnel, quel est votre cépage préféré ?

CP : Le chenin

 

GVP : Un grand personnage du vin qui vous a marqué ?

CP : Olivier Poussier, pour son approche terroir bien avant d’être meilleur sommelier du monde.

 

GVP : Quel est votre moment le plus émouvant dans l’année comme propriétaire/directeur/gérant d’un vignoble ?

CP : A l’écoulement du jus du raisin, derrière le pressoir.

 

GVP : Quels sont selon vous les atouts / les particularités de votre région viticole ?

CP : Le potentiel  terroir et un cépage « roi » dans l’expression minérale.

 

GVP : Quel est le pays dont vous pensez être surpris dans les 10 prochaines années en termes de consommation ou de production de vin ?

CP : La grande Bretagne grâce au réchauffement climatique.

 

GVP : Racontez-nous une anecdote amusante ou qui a marqué votre vie dans le vin ?

CP : Goûter son propre vin à l’aveugle et souhaiter en être l’auteur (sans l’avoir reconnu !)

 

GVP : Comment définiriez-vous le style de votre propriété ?

CP : Familiale, au moment où cette forme d’activité disparait.

 

GVP : Depuis la création du domaine, la superficie de vos vignobles est passée de 9ha à 54ha. Prévoyez-vous d’agrandir encore plus la propriété ?

CP : Non.

 

GVP : Vous êtes présents sur différentes appellation dans la Vallée de la Loire, votre cœur penche-t-il plus pour l’une que pour les autres ?

CP : Non. On ne choisit pas entre ses enfants.

 

GVP : Vous cultivez vos vignes de manière respectueuse pour l’environnement. N’avez-vous pas le désir de vous faire officiellement certifié en agriculture biologique ?

CP : La certification bio nous est perçue comme un carcan qui n’a encore jamais été expertisé. L’absence de molécules de synthèse, condition première, ne doit pas couvrir des itinéraires de travail non satisfaisants quant à la qualité du fruit ou du légume, et du bon fonctionnement du sol. Le bio ne peut être anti-écologique.

En termes financiers il peut s’avérer très attractif de se convertir en bio. En viticulture, l’identité au terroir et la valorisation de l’AOC ont été la richesse des vignerons. Un label, quel qu’il soit, ne peut être qu’un instrument et non un objectif. Si nous faisons demain une demande de certification AB, la demande répondra au besoin de rassurer le client afin de ne pas perdre certains marchés.

Il est vrai que le jour où nous serons certifiés, nous aurons plus le loisir d’affirmer certaines principes agronomiques totalement respectueux de l’environnement comme nous essayons de le faire depuis plus de 30ans.

 

Merci d’avoir répondu à nos questions!