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Interview de Régis Valentin, vigneron du Château de Lancyre, en Pic-Saint-Loup

Par GrandsVinsPrivés Le 09 octobre 2018

Lancyre Regis Valentin

Nous sommes partis à la rencontre de Régis Valentin, à la tête du Château de Lancyre. Cette propriété, nichée au coeur de l’AOC Pic-Saint-Loup, en plein Languedoc, n’a plus à faire ses preuves. Le vigneron est pour nous la pièce centrale de la production d’un bon vin. Régis Valentin, oenologue de formation, nous partage sa vision et son expérience. 

► Comment êtes-vous arrivé au Château de Lancyre ? quel est votre parcours ?

« J’ai fait mon BTS Viti-oeno puis mon Diplôme National d’Œnologue à Montpellier. Mon père est l’un des créateurs du domaine, j’ai grandi avec Lancyre…je venais sur place dès que possible pour aider mon père et mes oncles et surtout au moment des vendanges. Cela ne me rajeuni pas…ma première vendange était en 88. j’avais 20 ans. Pour le millésime 2018 que je vendange et vinifie en ce moment avec mon équipe, c’est ma 30ème vinification…. »

 

► Quelle est votre approche vigneronne pour le domaine ?

« J’aime faire parler le terroir en amenant en vinification les raisins les plus purs. J’aime quand la vinification est un accompagnement. J’essaye de comprendre la vigne dans sa globalité ; chaque vigne a un environnement et une histoire spécifique. Mon devoir est de respecter cette spécificité et qu’elle s’exprime dans mes vins. »

 

►Le Château de Lancyre est un domaine reconnu par la critique et la presse. Cela est-il important pour vous ?

« C’est toujours gratifiant je ne vous le cache pas. Savoir que des dégustateurs professionnels et des journalistes goutent et apprécient les vins, c’est une belle reconnaissance qui donne beaucoup de légitimité à mon travail. »

 

►Parlez-nous un peu de l’AOC Pic-Saint-Loup ? quels sont ses atouts ?

« C’est un véritable carrefour entre Méditerranée et Cévennes, ce terroir bénéficie de deux influences marquées : un climat chaud et humide venu de la mer opposé à un air sec et froid venu des montagnes. Adossée au premier contrefort des Cévennes et enchâssé dans la garrigue, les cépages Syrah, Grenache, Mourvèdre, Cinsault et Carignan pour les rouges et les rosés, Roussanne, Marsanne et Viognier pour les blancs s’épanouissent à merveille.C’est un climat Méditerranéen-Continental. »

 

►A titre personnel, quel est votre cépage préféré ?

« La syrah, elle ne m’a jamais déçue quand on s’en occupe ».

 

►Y a-t-il un vin qui a marqué votre vie ? à quelle occasion l’avez-vous bu ?

« Je vous en cite 2

  • Beaucastel Rouge 1981 (Châteauneuf du Pape) dégusté lors de mon BTS. Une première émotion très forte, un vin élégant et fruité qui m’a bcp marqué. Par la suite j’ai eue l’occasion d’aller visiter le domaine. J’ai été reçu par un membre de la famille Perrin..un très bon souvenir.
  • Henri Bonneau en Châteauneuf du pape, une visite dans les années 95 à sa cave qui ne ressemblait à aucune autre. J’étais avec 3 amis, et nous avons eue le privilège de faire une dégustation sur fûts. Inoubliable. »

 

► Si vous parliez de vos vins à un amateur, comment en parleriez-vous ?

« Mes vins sont désaltérants, j’aime travailler sur la buvabilité.

Grande cuvée Rouge et Madame : à ouvrir avant de déguster

Coste d’Aleyrac et Clos des combes : plus facile, beaucoup de plaisir.

La Rouvière : superbe à l’apéritif

D’ombre et de lumière : complet, plus riche, idéal sur un Foie gras ou un roquefort. »

 

 

Merci beaucoup pour vos réponses !

 

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